C’est
à 15 ans, en 1997, que Kristof Vliegen fait ses premiers pas sur le
circuit professionnel. Bénéficiant d’une invitation pour les
qualifications du challenger d’Ostende, il y passe un tour avant de
chuter face à Boutter.
Il joue quelques tournois en 1999, mais jamais il n’ira assez loin dans les tableaux pour grappiller son premier point ATP.
En 2000, il réussit à se qualifier au future F22 en France, en tant
que lucky-loser. Il profite de l’aubaine et atteint les quarts de finale
où il subit la loi de Timothy Aerts.
Il bénéficie également d’une invitation pour le challenger d’Ostende
mais il s’y incline lourdement au premier tour. En juniors, il atteint
la finale de l’Astrid Bowl ainsi que les quarts de finale de
Roland-Garros et de Wimbledon.
En 2001, Kristof atteint la finale du future F2 à Luxembourg. En fin
de saison, il termine même deuxième du circuit satellite du Portugal
grâce à une victoire, une finale et une demi-finale lors des différentes
étapes. Dans la foulée, il se hisse en demi-finale du future F3 en
Suisse.
Au début de la saison 2002, Kristof va réussir à se qualifier pour le
challenger de Cherbourg. Il atteint même les quarts de finale. Mais il
doit encore passer par les qualifications dans les tournois futures. Il
enchaîne ainsi les matchs pour remporter le future F6 en France. Kristof
tente également sa chance avec succès dans les qualifications d’autres
tournois challengers. Ainsi, il se qualifie à Rome ($25.000) et y
atteint les quarts de finale.
Au mois de mai, Kristof remporte son deuxième tournoi future en
Allemagne et atteint à nouveau les quarts de finale d’un challenger à
Budapest. Il atteint encore les quarts de finale à Hilversum ($75.000).
C’est au mois d’août qu’il réussit son plus beau résultat puisqu’il
emporte son premier challenger à Genève. En fin de saison, il atteint
encore une demi-finale à Séville et un quart de finale à Barcelone.
Au tout début de la saison 2003, Kristof réussit un petit exploit en
se qualifiant pour le tournoi ATP d’Adélaïde et en atteignant la finale.
Il met néanmoins du temps pour digérer ce résultat et il faut attendre
le mois de mai pour le revoir à la fête lorqu’il remporte le challenger
de Zagreb. Son été est plutôt moyen, mais il participe à son premier
tournoi du Grand Chelem à l’US Open où il offre une belle résistance à
Kafelnikov. En fin de saison, Kristof remporte un nouveau titre en
challenger, à Groningen, et sort des qualifications au tournoi ATP de
Stockholm. Il termine sa saison sur une bonne note en atteignant les
quarts de finale au challenger de Bratislava.
Début 2004, Kristof s’incline d’entrée dans les qualifications à
Adélaïde et perd ainsi tous les points ATP gagnés l’année précédente.
Les trois premiers mois de l’année sont d’ailleurs assez catastrophiques
pour Kristof qui n’accroche que 2 maigres quarts de finale en
challenger à son tableau de chasse. Sélectionné pour la Coupe Davis, il
est associé à Olivier Rochus en
double et crée la surprise en venant à bout des redoutables Black et
Ulyett. Un peu plus tard, il met le cap sur Barcelone où il atteint la
finale du challenger avant de se qualifier et de se hisser en
demi-finale du tournoi ATP. Contraint de passer par les qualifications à
Roland-Garros, il s’incline au dernier tour mais est repêché en tant
que lucky-loser. Malheureusement pour lui, il affronte Roger Federer qui
se montre intraitable. Son premier Wimbledon se termine également dès
le premier tour.
Il réalise ensuite quelques bons résultats sur terre (des quarts de
finale à Umag et au challenger de Genève). Son parcours à l’US Open est à
l’image de celui de Roland-Garros : éliminé lors du dernier tour des
qualifications il est repêché mais s’incline au premier tour (cette fois
en quatre sets contre Canas).
En Coupe Davis, il se montre une nouvelle fois solide lors du double avec Dick Norman mais
s’incline tout de même contre Ancic / Ljubicic. Sa fin de saison n’est
pas aussi satisfaisante que prévue. Il se qualifie bien pour le Masters
Series de Madrid mais c’est la seule fois où il alignera deux matchs
sans défaite.
Kristof commence la saison 2005 par un beau quart de finale à
Chennai. Malheureusement, il ne parvient pas à confirmer et s’incline
d’entrée dans les qualifications à l’Open d’Australie. Jusque fin mars,
il doit se contenter d’un quart de finale au challenger d’Andrézieux et
de la victoire en double à celui de Barletta (aux côtés de Tom Vanhoudt).
En avril, Kristof sort à nouveau de l’anonymat en se hissant en finale
du challenger des Bermudes. Sélectionné pour la rencontre de Coupe Davis
en Serbie-et-Monténégro, il étale tout son talent en remportant le
double et le simple décisif devant un public hostile. Il profite de sa
forme pour se hisser en demi-finale au challenger de Prague et au
deuxième tour à Roland-Garros, où il a dû passer par les qualifications.
Moins à l’aise sur le gazon, il s’incline d’entrée au Queen’s. A
Wimbledon, une douleur à l’épaule le contraint à l’abandon lors du
premier tour de qualifications. La semaine suivante il parvient
cependant en finale au challenger de Scheveningen, en simple et en
double. Le reste de l’été est moins brillant et il doit se contenter
d’un deuxième tour au tournoi ATP d’Umag. A l’US Open, il est éliminé au
premier tour de qualifications. En fin de saison, il atteint les
demi-finales à Mons et ne s’incline que de justesse face à Xavier Malisse.
Fort de ce résultat, il se qualifie pour le tournoi ATP de Bâle et se
hisse dans la foulée en quart de finale. Une semaine plus tard, il se
qualifie à Bercy et atteint le deuxième tour.
Kristof démarre 2006 sous les meilleurs auspices. Il atteint les
demi-finales à Chennai et se hisse au troisième tour à l’Australian
Open. Il reste sur de bonnes bases avec un quart de finale à San José et
une demi-finale à Memphis. Il décroche encore un troisième tour à Miami
et à Monte-Carlo et se montre très solide mentalement en Coupe Davis en
Ukraine. Sa saison sur terre-battue est marquée par sa finale à Munich,
contre Olivier Rochus,
et son 3e tour à Monte-Carlo. Il passe malheureusement à côté de son
premier tour à Roland-Garros. La semaine suivante, il se console en se
hissant dans le dernier carré à Halle.
Le bilan de sa saison d’été est plutôt mitigé, avec des défaites au
deuxième tour à Wimbledon et au premier à l’US Open et aucun quart de
finale à son actif. Il apporte ensuite sa contribution à la remontée de
la Belgique dans le Groupe Mondial de la Coupe Davis en poussant le
Slovaque Hrbaty aux cinq sets et en remportant le double aux côtés d’Olivier Rochus. Au challenger de Mons, il est surpris au deuxième tour par Stefan Wauters.
Cette défaite lui sert d’électrochoc et la semaine suivante il atteint
les quarts de finale à Stockholm où il se hisse en finale du double. Il
atteint encore le troisième tour au Masters Series de Madrid et termine
la saison avec le statut de premier joueur belge.
Contrairement à la saison précédente, Kristof débute 2007 sur un mode
mineur. Il s’incline d’entrée à Doha, à l’Australian Open et à Zagreb
et doit se contenter d’un quart de finale à Auckland en guise de
meilleure prestation. Vient alors la rencontre de Coupe Davis contre
l’Australie où il est le grand artisan de la victoire en venant à bout
de Lleyton Hewitt au terme d’une âpre lutte en cinq sets et en dominant
facilement Chris Guccione lors de la rencontre décisive. Cet exploit ne
parvient cependant pas à lancer sa saison. En effet, il accumule les
contre-performances et ne signe qu’un maigre deuxième tour en cinq
tournois. Lors des quarts de finale de Coupe Davis, il malmène Tommy
Haas pendant près de deux sets avant de s’occasionner une douleur au dos
qui lui fait perdre ses moyens. Le saison sur terre battue de Kristof
serait catastropique si elle n’était ponctuée par deux beaux résultats,
un troisième tour à Monte-Carlo et à Roland-Garros. Son été est encore
plus déprimant avec des défaites au premier ou au deuxième tour. Kristof
retrouve un peu le sourire à l’occasion du challenger de Mons où il se
hisse en finale. Malheureusement les derniers tournois de l’année ne lui
permettent pas de confirmer ce résultat et il termine sa saison sur une
défaite dans les qualifications du Master Series de Paris-Bercy.
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