Sa carrière en bref :
Olivier prend ses premiers points lors d’un circuit satellite en France en 1997.
L’année suivante, il est plutôt discret jusqu’en fin de saison avant de
remporter ses deux premières victoires dans des futures également en
France (alors qu’il sortait, à chaque fois, des qualifications).
En 1999, il remporte trois tournois futures à Jupille, Sunderland et
Phoenix. Il atteint également la finale à celui de Sarreguemines
(France). Il joue bien en double également puisqu’il atteint la
demi-finale du challenger d’Ostende, avec son frère, et remporte un
future.
L’année 2000 sera celle de la révélation. Après deux victoires en double (avec Réginald Willems)
lors de tournois futures en France, il sort des qualifications au
challenger de Cherbourg et atteint les demi-finales avant d’atteindre
une autre finale en future. Après quelques semaines de creux, il
remporte son premier tournoi challenger à Oberweier en Allemagne. Il est
encore en demi-finale à celui d’Espinho puis se qualifie pour la
première fois pour un tournoi du Grand Chelem (Wimbledon) et atteint le
troisième tour, battant au passage Magnus Norman alors 2e mondial! Il
continue sur sa lancée en remportant le challenger d’Ostende (en battant
Van Herck et Goossens)
et en qualifiant la Belgique pour le Groupe Mondial de Coupe Davis lors
d’un dangereux déplacement en Italie. Il atteint encore deux
demi-finales en challenger puis, alors qu’il joue à peine sa troisième
épreuve sur le grand circuit, il réussit l’exploit de remporter le
tournoi de Palerme (il bat son frère Christophe en demi-finale). Il recevra le titre de révélation de l’année de la part de l’ATP pour cette saison 2000.
En 2001, il marque un peu le pas. Il perd ses quatre premiers matchs
avant d’atteindre la demi-finale au challenger d’Andrézieux. Il faut
ensuite attendre le mois de mai pour le voir en quart de finale d’un
tournoi (Houston) mais il réalise tout de même un très bon Roland Garros
(il bat Rosset et Hrbaty et prend un set à Kafeïnikov). Wimbledon est
par contre une déception pour lui (défaite en trois sets face à Arazi,
spécialiste de la terre battue). Même s’il atteint les quarts de finale à
Amsterdam, il va accuser le coup ensuite et perdre dix de ses douze
matchs suivants (dont une nouvelle défaite face à Arazi en Coupe Davis).
Il se rattrape bien en toute fin de saison en remportant le challenger
de Bolton en Grande-Bretagne.
Il jouera mieux en 2002, en tout cas au début, puisqu’il atteint très
vite la finale au tournoi de Copenhague (battu par Burgsmüller). Il
enchaîne avec deux bonnes victoires contre la Grèce en Coupe Davis puis
un quart de finale à Sankt Polten et une excellente performance à Roland
Garros où il pousse Safin au cinquième set. Il fait encore mieux à
Wimbledon où il bat le Russe en quatre sets (après avoir battu son frère
au premier tour) mais se met malheureusement trop de pression pour son
troisième tour et sa défaite en trois sets face à Arnaud Clément va à
nouveau lui faire marquer un temps d’arrêt. Il perd en effet au premier
tour des huits tournois suivants. Sa victoire sur Byron Black en Coupe
Davis va le remettre sur des bons rails et il enchaîne avec une
demi-finale au challenger de Grenoble et un huitième au Masters Series
de Bercy.
Olivier débute 2003 avec une mini-tournée en Australie. Il n’y brille
pas particulièrement puisqu’il s’incline au premier tour à Adelaïde et à
Sydney avant d’atteindre le deuxième tour à l’Australian Open en
remontant un handicap de deux sets à zéro face à Di Pasquale. Il faut en
fait attendre le mois de février pour voir Olivier passer la vitesse
supérieure. Il se hisse en quart de finale à Marseille et défend
brillament sa finale 2003 à Copenhague en rééditant la performance. Il
enchaîne avec un bon troisième tour à Indian Wells. Curieusement, le
début de la saison sur terre battue va se révéler catastrophique pour
Olivier qui se fait surprendre à cinq reprises d’entrée de jeu. Alors
qu’on le croit dans le creux de la vague, l’Auvelaisien devient le
premier Belge à atteindre les quarts de finale d’un Masters Series à
Hambourg. Il semble fin prêt pour Roland-Garros mais s’écroule au
premier tour après avoir facilement remporté les deux premiers sets face
à l’Argentin Browne.
Comme il en a pris la bonne habitude, Olivier brille à Wimbledon où il
se hisse en huitième de finale. Malheureusement ce résultat est suivi
par un été très moyen ponctué par une défaite d’entrée de jeu à l’US
Open face à Xavier Malisse.
En Coupe Davis, lors de la rencontre de barrage disputée en Autriche,
Olivier s’incline deux fois en cinq sets lors de ses simples mais
remporte le double aux côtés de Kristof Vliegen. Il termine sa saison sur une note positive en atteignant les quarts de finale à Bâle et en s’installant dans le top 50.
Le début de saison 2004 d’Olivier ressemble à un cauchemar. En 3 mois,
il ne parvient que 2 fois à franchir le premier tour et jamais le
deuxième. Il dispute même un challenger pour se relancer, à Boca Raton,
où il atteint les quarts de finale. En Coupe Davis, il se montre
incapable de vaincre Wayne Black en simple mais se rattrape en double,
aux côtés de Kristof Vliegen,
en venant à bout de la redoutable paire Black / Ullyett. Fin avril,
Olivier retrouve le sourire en atteignant les demi-finales à Munich. Il
atteint également les quarts à Sankt-Polten, juste avant Roland-Garros.
Une fois de plus, Olivier s’incline d’emblée à la Porte d’Auteuil.
Heureusement, il s’inscrit pour le fun avec Xavier Malisse
à l’épreuve de double. A la surprise générale, la paire belge va aller
au bout et s’offrir un titre du Grand Chelem. La saison sur gazon n’est
pas une grande réussite et Olivier disparaît même dès le premier tour à
Wimbledon où il a si souvent brillé ces dernières années.
Le reste de la saison sur terre n’est pas plus brillant malgré une
demi-finale lors du challenger de San Marino. Olivier se relance un peu
lors des Jeux Olympiques grâce à une victoire sur Philippoussis avant de
réussir un très bel exploit à l’US Open où il bat Ancic et Moya avant
de ne s’incliner qu’en huitième de finale, victime surtout de la
fatigue.
Il se montre toutefois moins efficace lors de la Coupe Davis et des
premiers tournois en salle. Il faut attendre fin octobre pour le voir à
nouveau atteindre son meilleur niveau. Il atteint les quarts de finale à
Stockholm, passe loin du ridicule lors du Masters de double aux côtés
de Malisse et termine par une demi-finale au gros challenger de Esch-sur-Alzette.
La tournée australe 2005 d’Olivier est un véritable triomphe. A
Adélaïde, il ne cède qu’en demi-finale et remporte le double aux côtés
de Xavier Malisse.
Une semaine plus tard, c’est une place de finaliste qui l’attend à
Auckland. A l’Open d’Australie, il crève l’écran en poussant Marat Safin
dans ses derniers retranchements en huitième de finale. Par la suite,
Olivier rentre un peu dans le rang. Il atteint tout de même le troisième
tour à Monte-Carlo, mais en Coupe Davis, en Serbie-et-Monténégro, il
peine à remporter son premier simple et s’incline en 5 manches lors du
deuxième. Olivier s’incline ensuite d’entrée à Rome et à Hambourg. A
Roland-Garros, il rend les armes au deuxième tour. Le passage au gazon
se révèle bénéfique puisqu’il aligne un quart de finale à Halle et une
demi à Nottingham. A Wimbledon, il baisse pavillon au deuxième tour face
à sa bête noire, Max Mirnyi. En été, Olivier atteint trois fois le
troisième tour, à Montréal, à Cincinnati et à l’US Open. Il se montre
héroïque en Coupe Davis où il balaye James Blake et ne s’incline que de
justesse face à Andy Roddick, ne pouvant ainsi empêcher la défaite de la
Belgique. Sa saison indoor est remarquable. En effet, il remporte le
premier challenger de Mons et atteint les demi-finales à Stockholm, le
troisième tour au Master Series de Madrid et les quarts de finale à
Lyon.
Après sa splendide saison 2005, Olivier doit confirmer en 2006. Lors des
quatre premiers mois de l’année, il ne parvient pas à créer l’exploit,
mais il se montre très régulier et passe plusieurs fois très près de
l’exploit. Il réalise en effet une demi-finale (à Auckland), deux quarts
(Dubaï et Rotterdam) et atteint le quatrième tour à Miami et le
troisième à Indian Wells. Les deux fois il ne s’incline que 7/5 au
troisième set face à respectivement Ferrer et Federer. En Coupe Davis,
il joue un match très sérieux pour apporter sa contribution à la
qualification belge pour les rencontres de barrage. Sa saison sur terre
battue est faite de hauts et de bas. S’il triomphe à Munich, aux dépens
de Kristof Vliegen,
et atteint le troisième tour à Roland-Garros, il perd également deux
fois au premier tour et une fois au deuxième. Sur herbe, Olivier passe à
deux doigts de l’exploit en obtenant plusieurs balles de match face à
Federer en quart de finale à Halle. A Wimbledon, il s’incline au
troisième tour. Son été est malheureusement perturbé par une blessure.
Il atteint néanmoins les quarts de finale à New Haven et le troisième
tour à l’US Open. Cherchant à acquérir du rythme avant la Coupe Davis,
il décide de participer au challenger d’Orléans et y remporte le titre.
Il permet ensuite à la Belgique de réintégrer le groupe mondial en Coupe
Davis en remportant ses trois matches en Slovaquie. Sa fin de saison
est un peu plus décevante. Il réalise un bon open de Stockholm, avec un
quart de finale en simple et une finale en double, mais ne parvient pas à
dépasser les quarts au challenger de Mons et s’incline au premier tour à
Madrid et au deuxième à Paris-Bercy.
Le début de saison 2007 d’Olivier est loin d’être mauvais, mais il reste
en deça de ce qu’on l’on peut attendre d’un prétendant au top 30. Lors
des trois premiers mois de l’année, il atteint deux quarts de finale (à
Doha et Dubaï), le troisième tour à Indian Wells et à Miami, où il
déclare forfait pour le match qui devait l’opposer à Rafael Nadal, et il
contribue au succès de la Begique contre l’Australie en battant Chris
Guccione et en offrant une belle résistance à Lleyton Hewitt.
Malheureusement, l’arrivée de la terre battue est synonyme de
catastrophe pour Olivier. Il ne gagne qu’un affrontement, à Rome, en
quatre tournois, sans compter la Coupe Davis contre l’Allemagne et la
World Team Cup où il ne remporte pas le moindre match. Sa saison sur
herbe est du même tonneau. Il perd trois en effet trois fois d’entrée de
jeu en autant d’épreuves. On perçoit enfin un rayon de soleil en
juillet, lorsqu’il atteint les quarts de finale à Bastad. Ce résultat
reste cependant sans lendemain et il s’incline à nouveau au premier tour
au challenger de Segovie, à Cincinnatti, à New Haven et à l’US Open où
il est balayé par Robbie Ginepri. Olivier décide alors de se relancer
avec un tournoi challenger, à Orléans. Comme l’année précédente, il
s’impose et à la fin du mois de septembre, il confirme ce résultat en
atteignant la finale à Mumbaï. En fin de saison, il réalise encore un
quart de finale au challenger de Mons et à Lyon, ce qui lui permet de
réintégrer le top 50.
En 2008, Olivier est constamment gêné par une blessure à l’épaule. Ses
résultats s’en ressentent fortement. En 7 mois, il n’atteint qu’un
maigre quart de finale à Zagreb. Il doit même repasser par les
qualifications pour certains Masters Series (Monte-Carlo et Hambourg où
il atteint les deux fois le deuxième tour). Le double lui permet de
garder le sourire avec un quart de finale à Roland-Garros, associé à
Steve Darcis, et une finale à Kitzbuhel. La fin de saison ne se déroule
guère mieux et Olivier ne retrouve le sourire qu’en de trop rares
occasions, comme aux Jeux Olympiques, où il atteint le troisième tour, à
Mons, où il n’échoue qu’en demi-finale, où encore à Madrid où il se
hisse dans le tableau final après de belles victoires sur Calleri et
Canas.
Retombé au-delà de la 100e place, Olivier fait une croix sur la saison
australienne et jette son dévolu sur le circuit challenger pour tenter
de s’y refaire une santé. Les trois premiers mois sont mitigés, avec une
belle finale à Belgrade et un quart à Heillbronn mais aussi quelques
éliminations prématurées. La saison sur terre-battue va permettre à
Olivier de retrouver le moral. Il aligne deux quarts et une finale en
challenger, juste avant Roland-Garros. Il y connaît cependant une
cruelle désillusion en s’inclinant au dernier tour de qualifications.
Olivier ne tarde pas à se consoler en se qualifiant à Halle et en
atteignant dans la foulée les demi-finales. Malheureusement, il échoue
au premier tour de qualifications à Wimbledon, où il a hérité d’un
tirage au sort particulièrement malchanceux : le revenant Taylor Dent.
Cela ne décourage pas Olivier qui atteint rapidement une nouvelle
demi-finale à Newport avant de remporter le challenger de Manchester. La
fin de l’été est plus discrète, avant néanmoins une finale en
challenger et un deuxième tour à l’US Open comme points d’orgue. En fin
de saison, Olivier est moins régulier mais parvient néanmoins à se
hisser en finale d’un tournoi ATP, à Stockholm, pour la première fois
depuis deux ans. Il termine la saison dans les 60 premiers.
En 2010, bien que redescendu au classement, il bat régulièrement des
joueurs de très haut niveau : on peut mentionner sa victoire contre Novak Đjoković, alors n°2 mondial au classement ATP, au 2e tour des Masters de Miami 2010, ou encore sa victoire au tournoi de Nice contre la première tête de série Robin Soderling, tombeur de Nadal l’année précédente à Roland-Garros.
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