Eddy Merckx commence sa carrière de coureur cycliste le 16 juillet 1961 à Laeken
chez les débutants. En 1962, il remporte le titre de champion de
Belgique dans cette catégorie à Libramont. Il gagne son premier grand
trophée, celui de champion du monde amateur, deux ans plus tard à Sallanches.
La formation d’un futur grand (1965-1968)
Le 1er mai 1965, il passe professionnel. Il est second du championnat de Belgique la même année et gagne le premier de ses sept Milan-Sanremo en 1966 sous les couleurs Peugeot. L’année suivante est celle de la passation de pouvoir entre Jacques Anquetil
et Eddy Merckx. Le Normand commence son lent déclin tandis que le Belge
commence à glaner les plus beaux succès. Merckx gagne cette année là un
second Milan-Sanremo, le premier de ses trois Flèche Wallonne, Gand-Wevelgem, deux étapes du Giro qu’il fini 8e et enfin son premier titre de champion du monde conquis à Heerlen, devançant au sprint Jan Janssen notamment. En 1968, il passe chez les italiens de Faema et remporte deux succès majeures : Paris-Roubaix en battant Van Springel au sprint mais surtout le premier de ses cinq Tour d’Italie
en réussissant notamment un exploit lors de l’étape alpestre des Trois
Cimes du Lavaredo. Son arrivée sur le Tour de France est prévue pour
l’année suivante.
L’ère Merckx (1969-1975)
De 1969 à 1975, Merckx domine très largement le cyclisme international,
remportant la plupart des courses où il s’engage. Coureur complet, il
gagne les Grands Tours comme les Classiques, les critériums comme les
contre-la-montre. La liste de ses exploits durant cette époque est
impressionnante et il est difficile de tous les énumérer. Retenons que
les principaux, ceux qui ont marqué l’histoire du cyclisme. En 1969, il
gagne le premier de ses 3 Paris-Nice, rejoignant puis dépassant Jacques Anquetil,
parti avant lui dans le contre la montre du col d’Eze. Il fait un
véritable festival au Tour des Flandres qu’il gagne sous la pluie avec
plusieurs minutes d’avance sur Felice Gimondi et Marino Basso. Enfin, à Liège-Bastogne-Liège
(qu’il gagnera à 5 reprises), il franchit en vainqueur la ligne
d’arrivée avec son coéquipier Van Schill au vélodrome de Raucourt. Il
est en passe de remporter sans coup férir un second Giro quand il est
déclaré positif. Exclu de la course, il est blanchi au dernier moment
par sa fédération et peut participer au Tour. Cette Grande Boucle, il va
l’écraser de toute sa classe, relèguant Roger Pingeon à près de 18
minutes et réussissant un exploit d’anthologie dans l’étape des Pyrénées
qui mène à Mourenx. Le lendemain, Jacques Goddet
dans l’Equipe intitulera son article "Merxissimo". Il remportera encore
quelques beaux succès en fin de saison notamment Paris-Luxembourg.
Toutefois, il fit une chute sévère sur la piste de Blois le 9 septembre
1969, dont il lui restera quelques séquelles au dos. En 1970, il gagne
en solitaire un Paris-Roubaix pluvieux avec plus de cinq minutes d’avance sur Roger De Vlaeminck,
prend sa revanche au Giro face à Gimondi un an après son exclusion,
décroche enfin le titre de champion de Belgique à Yvoir et remporte 8
étapes et le classement général du Tour de France. Au total plus de 50
victoires pour cette saison.
L’année 1971 est marquée par la révolte (très minime) du peloton contre sa domination. Sous les couleurs de sa nouvelle équipe Molteni,
et malgré plus de 50 succès encore cette année là, il frôle la
correctionnelle sur trois courses importantes. Alors qu’il fonce vers un
succès facile, il est rejoint par le belge Pintens à quelques
hectomètres de l’arrivée de Liège Bastogne Liège qu’il remporte tout de
même. Dans le Dauphiné Libéré gagné également, il est attaqué et parfois
lâché dans les cols de la Chartreuse par Joop Zoetemelk, Bernard Thévenet et Luis Ocana. Enfin, il est à deux doigts de perdre le Tour 71 : écrasé par Luis Ocana
à Orcières Merlette, il bénéficie de la chute puis de l’abandon de
l’espagnol dans la descente du col de Mente pour récupérer le maillot
Jaune. Sa fin de saison est néanmoins remarquable, avec une victoire au Tour de Lombardie et au Grand Prix des Nations.
1972 est considérée comme sa meilleure année pour les spécialistes. Malgré une défaite surprise à Paris-Nice face à Poulidor, il gagne Milan-Sanremo, remporte la Flèche Wallonne et Liège Bastogne Liège puis réussi de nouveau le doublé Tour d’Italie–Tour de France
après celui de 70. Cerise sur le gâteau, après un nouveau succès au
Tour de Lombardie, il bat le record de l’heure (49,431) à Mexico sans
entrainement spécifique.
En 1973, il gagne encore Paris-Roubaix, Liège Bastogne Liège, Gand-Wevelgem et Paris-Bruxelles.
Il réalise au printemps un doublé inédit Vuelta-Giro ce qui l’oblige à
déclarer forfait pour le Tour. A noter qu’à chaque fin de saison, il
remporte de nombreux succès sur la piste lors des 6 jours en compagnie
de Patrick Sercu. En 1974, il réalise le mythique triplé Tour d’Italie-Tour
de France-Championnat du Monde (à Montréal). Exceptionnellement, il ne
gagne pas de classique du printemps cette année là du fait de petits
problèmes de santé. 1975 est sa dernière grande année. il réalise le
meilleur printemps de sa carrière dans les classiques : 1er à Milan-Sanremo, Liège-Bastogne-Liège, à l’Amstel Gold Race et au Tour des Flandres lachant notamment le pauvre Frans Verbeeck
dans les derniers kilomètres, deuxième à Roubaix battu au sprint par
Roger De Vlaeminck et 3ème à la Flèche Walonne. Après un Dauphiné
décevant où l’on perçoit ses difficultés en montagne, il est tout près
de remporter un 6ème Tour quand il reçoit un coup de poing d’un
spectateur dans l’ascension du Puy de Dôme. Cette agression sera lourde
de conséquence pour la suite. Il est lâché par Bernard Thévenet à
Pra-Loup et dans l’Izoard dans les Alpes. Ce dernier gagnera le tour avec panache, Merckx terminant 2e.
Des dernières années plus difficiles (1976-1978)
Après cette défaite cuisante, rien ne sera plus comme avant pour le champion belge. Une 7ème victoire à Milan-Sanremo (record) en 76, une deuxième victoire à la Semaine Catalane
la même année puis un succès au Tour Méditerranéen en 77 ne font que
retarder l’inévitable. Son dernier Tour en 1977 où il fini 6ème est le
crépuscule d’une formidable carrière. Bernard Hinault
domine désormais le cyclisme mondial dans les classiques et les courses
par étapes. C’est sous le maillot anecdotique de C&A que Eddy
Merckx prend sa retraite le 17 mai 1978.
Merckx après sa retraite sportive
Depuis lors, il tient une usine de cycles à son nom (Entreprise Eddy Merckx) et est aussi consultant pour la RTBF. Il organise aussi, chaque année, le « Grand Prix Eddy Merckx » – une course contre la montre autour de Bruxelles – qui réunit les meilleurs cyclistes du monde.
Il est considéré par beaucoup comme le plus grand cycliste de tous les
temps. Il est aussi considéré comme le meilleur sportif belge ayant
jamais existé. Il a été nommé Sportif mondial de l’année à trois
reprises.
Il a été sanctionné à trois reprises pour des affaires de dopage : Tour
d’Italie 1969 (exclu par la fédération italienne, il sera finalement
blanchi par la fédération mondiale), Tour de Lombardie 1973 (positif à
la noradrénaline, déclassé), Flèche Wallonne 1977 (positif au stimul, déclassé).
En septembre 2007, les organisateurs des championnats du monde de Stuttgart, désireux de promouvoir un cyclisme propre, le déclarent indésirable sur leur épreuve.
En fin 2007, Eddy Merckx a visité un projet d’Action Damien à Kinshasa. Il est le parrain de cette ONG belge (qui lutte contre la lèpre et la tuberculose) pour toute l’année 2008.
Records
- Plus grand nombre de victoires dans une carrière cycliste : 525 (333 hors-critérium)
- Recordman de l’heure sur piste: 49,431 km.
- Plus grand nombre de victoires en une saison : 54.
- Plus grand nombre de victoires d’étapes au Tour de France : 34.
- Plus grand nombre de victoires d’étapes en un Tour de France : 8 en 1970 et en 1974 (record partagé avec Charles Pelissier en 1930 et Freddy Maertens en 1976).
- Plus grand nombre de jours avec le maillot jaune du Tour de France sur ses épaules : 96.
- Il est le seul coureur à avoir gagné le maillot jaune, vert et le classement de la montagne lors du même tour de France en 1969 (le maillot distinctif blanc à pois rouge du meilleur grimpeur ne fut créé qu’en 1975).
Anecdotes
- Son fils, Axel Merckx, a aussi été coureur cycliste. Il a pris sa retraite en 2007.
- Guillaume Driessens, son directeur sportif, disait de lui : Eddy n’est pas payé pour se marrer, mais pour gagner.
- Il fit plus de 12 fois le tour de la terre à vélo lors de sa carrière.
- Albert II, roi des Belges, lui a conféré le titre de baron en 1996.
- Il reçoit, de l’UCI, le titre de meilleur cycliste du siècle.
- Il apparaît dans le film Le Prix de l’exploit (American Flyers) de John Badham (1985), avec Kevin Costner et David Marshall Grant. Il y donne le départ, au pistolet, de la course L’Enfer de l’Ouest, à laquelle participent les protagonistes du film. L’image est probablement empruntée à un événement réel.
- Une station du Métro de Bruxelles porte son nom.
- Lors d’une course avec notamment Patrick Sercu qui arriva bon
dernier, celui-ci apprit que Merckx avait eu 5 crevaisons et avait
gagné.
Équipes
- Solo-Superia : 29 avril 1965-1965 (…aux côtés de Rik Van Looy et Rik Van Steenbergen)
- Peugeot BP Michelin : 1966-1967
- Faema : 1968-1969 (l’équipe Faema (italienne) d’Eddy Merckx remporte la Coupe du Monde Intermarques en 1969)
- Faemino : 1970
- Molteni : 1971-1976 (avec Eddy Merckx et son lieutenant, Joseph Bruyère, Molteni (équipe italienne) remportent la Coupe du Monde Intermarques en 1971, 1972 et 1975)
- Fiat : 1977
- C&A : 1978-19 avril 1978
Palmarès professionnel
Distinctions et classements de fin de saison
- Trophée UCI du meilleur cycliste du XXe siècle
- Lauréat du Super Prestige Pernod : 1969, 1970, 1971, 1972, 1973, 1974, 1975 (2e: 1967)
- Lauréat du Mendrisio d’Or : 1972
- Lauréat du Challenge Gan : 1973, 1974, 1975
- Trophée du mérite sportif belge : 1967
- Sportif belge de l’année : 1969, 1970, 1971, 1972, 1973, 1974
- Athlète belge du XXe siècle
- 2e des Awards du sportif du Millénaire entre Michael Jordan et Carl Lewis (décerné en décembre 2000)
Record du monde
- Record du monde de l’heure : 49 km 431,957, le 25 octobre 1972 à Mexico (vélo de 5kg 900)
- Record du monde des 20 km : 24′ 06" 80, le 25 octobre 1972
- Record du monde des 10 km : 11′ 53" 20, le 25 octobre 1972 (départ arrêté sans entraîneur)
Sur les Grands Tours
- Tour de France (5) (34 victoires d’étapes): 1969, 1970, 1971, 1972, 1974 (2e: 1975) ; classements par points : 1969, 1971, 1972 (2e: 1970, 1974, 1975) ; Grand Prix de la montagne: 1969, 1970 (2e : 1972, 1974, 1975; 3e:1971) ;
l’équipe Faema de Merckx remporte le classement par équipes en 1969 ;
Merckx est le seul coureur à avoir remporté les trois classements
individuels la même année (1969); il détient le record absolu de jours
passés avec le maillot jaune (96 jours). - Tour d’Italie (5) (25 victoires d’étapes) : 1968, 1970, 1972, 1973, 1974 (classement par points : 1973 ; classement du combiné : 1973)
- Tour d’Espagne (1) : 1973 (6 victoires d’étapes ; classement par points ; classement du combiné ; classement des étapes volantes)
Championnats
- Championnats du monde (4)
Champion du monde amateurs en 1964
Champion du monde professionnel en 1967, 1971 et 1974
- Championnats d’Europe sur piste (4)
Champion d’Europe de l’américaine 1970, 1974 et 1978 (avec Patrick Sercu) (sa victoire de 1978 est la toute dernière de sa carrière)
Champion d’Europe de l’omnium en 1975
- Championnats de Belgique (8)
Champion de Belgique sur route en 1970
Champion de Belgique de l’américaine avec Patrick Sercu
- 1963, 1964 et 1965 (amateurs)
- 1966, 1968, 1975 et 1976
- Champion des Flandres en 1966
Classiques [modifier]
Le tableau ci-dessous présente les top 10 d’Eddy Merckx sur les classiques majeures de son époque.
| Année | Milan- San Remo |
Tour des Flandres | Gand-Wevelgem | Paris-Roubaix | Liège- Bastogne-Liège |
Flèche Wallone | Amstel Gold Race | Championnat de Zurich | Paris-Tours | Tour de Lombardie |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1966 | Vainqueur | 9e | 8e | 2e | ||||||
| 1967 | Vainqueur | 3e | Vainqueur | 8e | 2e | Vainqueur | 6e | |||
| 1968 | 9e | 9e | Vainqueur | 8e | 3e | |||||
| 1969 | Vainqueur | Vainqueur | 2e | Vainqueur | 5e | 3e | 4e | |||
| 1970 | 8e | 3e | Vainqueur | Vainqueur | 3e | Vainqueur | 8e | 4e | ||
| 1971 | Vainqueur | 5e | Vainqueur | Vainqueur | ||||||
| 1972 | Vainqueur | 7e | 3e | 7e | Vainqueur | Vainqueur | Vainqueur | |||
| 1973 | 3e | Vainqueur | Vainqueur | Vainqueur | 2e | Vainqueur | 6e | |||
| 1974 | 3e | 2e | 4e | 2e | ||||||
| 1975 | Vainqueur | Vainqueur | 6e | 2e | Vainqueur | 3e | Vainqueur | 2e | 9e | 6e |
| 1976 | Vainqueur | 10e | 6e | 6e | 4e | 7e | ||||
| 1977 | 6e | 9e | 4e |
- 28 classiques majeures, dont 19 Classiques ‘Monument’: 7 fois Milan-San Remo (1966, 1967, 1969, 1971, 1972, 1975, 1976), 2 fois le Tour des Flandres (1969, 1975) (+ 1 fois 3e), 3 fois Paris-Roubaix (1968, 1970, 1973) (+ 2 fois 2e), 5 fois Liège-Bastogne-Liège (1969, 1971, 1972, 1973, 1975) (+ 1 fois 2e), et 2 fois le Tour de Lombardie (1971, 1972) (+ 2 fois 2e).
- Flèche Wallonne : 1967, 1970, 1972 (2e: 1973; 3e: 1975)
- Gand-Wevelgem : 1967, 1970, 1973 (2e: 1974)
- Amstel Gold Race : 1973, 1975
(Manquent à son palmarès Paris-Tours, Championnat de Zurich et Bordeaux-Paris à laquelle il n’a jamais participé)
Courses à étapes
- Paris-Nice : 1969, 1970, 1971 (2e: 1972, 1975; 3e: 1973)
- Dauphiné libéré : 1971
- Grand prix du Midi libre : 1971
- Tour de Suisse : 1974 (2e: 1975)
- Tour de Belgique : 1970, 1971
- Tour de Romandie : 1968 (3e: 1976)
- Tour de Catalogne : 1968
- Semaine catalane : 1975, 1976
Autres compétitions
- Het Volk : 1971, 1973
- Paris-Luxembourg : 1969
- Trophée Baracchi : 1966 (avec Ferdinand Bracke), 1967 (avec Bracke), 1972 (avec Swerts) (3e: 1974, avec Roger De Vlaeminck)
- Coppa Agostoni : 1970 (2e: 1966)
- Tour du Morbihan : 1966
- Tour de Sardaigne : 1968, 1971, 1973, 1975 (2e: 1970)
- Tour du Levant : 1969
- Tour du Piémont : 1972
- Tour d’Émilie : 1972
- Flèche brabançonne : 1972 (2e: 1971, 1976)
- À travers Lausanne : 1968, 1970, 1973
- Circuit des Trois Vallées varésines : 1968
- Grand prix des Nations : 1973
- Grand Prix Pino Cerami : 1966
- Critérium des As : 1967,1970, 1974
- Montée de San-Martino : 1970
- Course de côte de Monte Campione : 1973 (contre-la-montre, et classement final)
- Escalade de Montjuic : 1966, 1970, 1971, 1972, 1974, 1975
- Trofeo de Laiguelia : 1973, 1974 (2e: 1972)
- Grand Prix de l’Escaut : 1971
- Grand Prix de Francfort : 1971 (2e: 1972, 1974)
- Grand Prix de Fourmies : 1973 (1er des deux étapes)
- Paris-Bruxelles : 1973 (2e: 1975)
Six-jours
- 17 courses de Six-Jours (dont 15 avec Patrick Sercu, 1 avec Ferdinand Bracke, 1 avec Jean-Pierre Stevens)
- de Gand : 1965, 1967, 1975, 1977
- de Charleroi : 1968
- de Milan : 1971 (avec Stevens) (2e: 1969)
- de Dortmund : 1973 (2e: 1975)
- de Grenoble : 1973, 1975 (2e: 1977)
- d’Anvers : 1974, 1975, 1976 (2e: 1966, 1967)
- de Rotterdam : 1976 (2e: 1973)
- de Berlin : 1977 (2e: 1967)
- de Maastricht : 1977
- de Munich : 1977 (2e: 1975)
- de Zurich : 1977
Piste
- Omnium d’Yvetot : 1969
- Omnium de Milan : 1970 (avec Jean-Pierre Monséré)
- Omnium d’Ostende : 1973
- Tournoi de poursuite d’Amsterdam : 1973
- Omnium de Genève : 1974, 1975
- Omnium de Luxembourg : 1974
- Omnium de Zurich : 1975
- Omnium de Marseille : 1976
- Omnium de Vincennes : 1977
Jeux olympiques
Merckx n’a participé qu’à une seule édition des Jeux olympiques, car à l’époque il fallait être amateur pour participer.
Il termina 12e de l’épreuve de la course en ligne aux Jeux olympiques de Tokyo.
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