Il a dû p ousser un fameux soupir de soulagement à la lecture des nouveaux classements. Kevin Larock est enfin série A et il le mérite. « Et encore, la fédération s’était trompée. Ils avaient oublié un tournoi. Heureusement, ils ont vite corrigé leur erreur. » B -15.4 depuis une dizaine d’années, Kevin a enfin atteint son objectif. « Cela fait quelques années que je souhaite monter. J’ai maintenant 29 ans et il était temps que cela arrive. Après avoir investi beaucoup de temps et d’argent dans le tennis, cela m’aurait fait mal au coeur de ne pas l’avoir été. » Des sacrifices, le jeune homme en a fait. « Pendant quatre ans, j’ai eu la chance de jouer sur le circuit. J’avais Édouardo Masso comme entraîneur et j’ai passé de très bons moments tout en récoltant mes premiers points ATP. J’en ai eu huit au total mais cela ne suffisait pas pour devenir série A en Belgique. Je n’ai pas eu de chance car le règlement a changé l’année où j’ai perdu mes points. » 940e joueur mondial il y a quelques années, avec notamment une victoire sur le 300e mondial, Kevin n’a pas poursuivi son aventure sur le circuit, faute de moyens. « Sur le circuit, on voyage neuf mois par an pour un budget tournant entre 35 000 et 40 000 euros. C’est énorme. » Le joueur est redescendu les pieds sur terre. Actuellement professeur au Brussels au sein de l’école de tennis de Serge Balbachewski, il concentre toute son énergie sur les tournois de la région. « Ma saison a mal débuté puis le déclic s’est produit au milieu de la saison. Pour terminer, je devais réaliser au moins deux finales et gagner un tournoi lors des trois étoilés auxquels j’ai participé et je suis parvenu à battre quatre séries A. Je termine aussi en bonne position au critérium mais ce n’était pas un objectif. » Membre du Panorama avec lequel il vient de rejoindre la N1 en interclubs, il joue aussi à Saint-Brieuc, en N3. « Comme on a cinq rencontres au programme, je me tape à chaque fois la Bretagne. Ça fatigue mais le niveau est plus intéressant. » Désormais A 30, il va devoir assumer. « Je vais tenter de confirmer la saison prochaine. Après, je jouerai pour le plaisir, termine celui qui a tout de même frôlé l’exploit devant Fernando Gonzalez. « Je m’en souviens très bien. Il m’avait battu 7/5 7/6 il y a quelques années. Quand je vois qu’il a joué en quarts de finale de l’US open cette année… »