Ancien athlète de haut niveau, sélectionné olympique à
Moscou en 1980 et multiple champion de Belgique en 100, 200 et 400 m,
Jacques Borlée est devenu ces dernières années une figure incontournable
du sport francophone en Belgique, grâce aux succès de ses trois enfants
qu’il entraîne.
Il publie ce mercredi un ouvrage dans lequel il confie sa vision du
sport pour "faire avancer les choses" et propose des solutions afin de
doter notre pays d’une réelle politique sportive efficace.
Heureux père et entraîneur d’Olivia, vice-championne olympique du relais
4X100 m à Pékin, et des jumeaux Jonathan et Kevin, les deux meilleurs
performeurs belges de l’histoire sur 400 m, Jacques Borlée, 51 ans, rêve
de voir son exemple familial servir au plus grand nombre.
Le sport qui favorise l’intégration, le courage, la volonté et
l’excellence, et dont les bienfaits ne sont plus à démontrer, n’a pas la
place qu’il mérite dans notre société. Tout commence par l’école où le
sport est malade.
S’appuyant sur de nombreuses études, Jacques Borlée plaide en faveur du
sport de haut niveau, le nombre de champions ayant des retombées
proportionnelles auprès de la population.
Son analyse à l’égard des instances sportives belges est impitoyable:
"Le COIB? Sa passivité, disons, était dévastatrice. Idéalement, le
Comité Olympique aurait dû être le phare du sport en Belgique. Ce phare
ne brillait plus, ou par intermittences." (…) L’ADEPS? Elle se
caractérise par sa lenteur (…)". Certes, il souligne que les choses
évoluent dans
ces deux institutions grâce aux dynamisme de certains mais la solution
est la création d’un centre national où toutes les élites pourraient
s’entraîner et se stimuler mutuellement, et non pas répartir chaque
sous-région d’un petit centre consacré à l’une ou l’autre discipline.
Jacques Borlée est aussi un fervent partisan de l’approche
multidisciplinaire du sport: biomécanique, physiologie, psychologie,
kinésithérapie, nutrition. Il n’oublie pas la question du dopage "qu’on
ne résoudra qu’avec l’éducation."
Si le constat de l’état du sport belge dressé n’est pas neuf, Jacques
Borlée a le mérite à travers son franc-parler de proposer aux
décisionnaires des solutions qui ont fait leur preuve, par l’entremise
de ses propres enfants, et qui pourraient redonner du souffle au sport
de haut niveau en Belgique francophone.
Leave a Reply